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La salsa dans la peau... et sur les ondes

 

Le Fabuleux destin d'Armando Lopez Alegrias
Armando Lopez Alegrias a la salsa dans la peau. Normal : il est né près de Cali, en Colombie, berceau historique des rythmes qui composent cette musique longtemps occultée en France et en Europe, aujourd'hui beaucoup plus démocratisée. Ce Virsacais de 54 ans a une histoire personnelle peu banale dont l'un des fils rouges est la musique latino américaine. Il se lie un jour d'amitié avec un Bordelais (agent de maîtrise à Auchan). Âgé de 24 ans (il est déjà père de deux enfants) et à cette époque employé de banque à Bogotá, il décide de tout quitter – en particulier l'insécurité endémique qui règne alors en Colombie - et part tenter l'aventure en France : il débarque à Bordeaux en 1980. Très vite, il s'intègre à la petite communauté colombienne, trouve un travail à Bègles comme chauffeur routier. « Je n'avais pas forcément l'intention de rester très longtemps, mais je voulais voir les conditions de vie en France ». Ses enfants le rejoignent au bout d'un an et demi. Et trente ans plus tard, il est toujours là, employé depuis près de 20 ans à la Citram de Bordeaux.

Toute la richesse musicale de l'Amérique du Sud
Passionné de musique et de danse, il se rend vite compte du désert radiophonique français en matière de musique latino. « On n'entendait guère qu'un peu de flûte andine destinée à l'importante communauté chilienne », se souvient-il. « J'avais envie de faire connaître toute la richesse musicale du continent sud américain : Bien sûr les musiques de Colombie : bambuco, currulado, mapale, cumbia, dont certaines sont à l'origine de la salsa. Mais aussi tango et samba argentine ; harpe andine et folklore (llanera) du Venezuela ; samba et modinha du Brésil ; musique andine du Chili ; bachatas et meringue de République Dominicaine ; son, pachanga, montuno, charanga et changui de Cuba... et j'en oublie». Débute alors une longue histoire d'amour entre Armando Lopez Alegrias et la radio : dès 1982, il crée l'association La voix de l'Amérique Latine et propose tous les samedis une émission éponyme de cinq heures sur la radio associative La clé des ondes (90.10 FM), avec musique et informations du continent. La collaboration dure quatre ans. Parallèlement, son association organise des cours de danse et des soirées dansantes où se retrouvent tous les adeptes du genre. Il quitte La clé des ondes en 1986 à cause d'une idéologie politique qui commençait à sérieusement entamer sa liberté d'expression : « ils voulaient imposer une coloration politique à mon émission, qui n'en avait pas la vocation. J'ai claqué la porte », raconte-t-il.
Musique latine 24 h/24 sur internet

Il rejoint ensuite Caraïbes FM, autre radio associative bordelaise, de 1986 à sa fermeture en 1990. Il anime alors pendant trois ans une nouvelle émission, « sabor latina » (saveurs latines), sur Radio Bordeaux Bastide, aujourd'hui disparue. Il enchaîne dès 1993 et crée Olympica Latina diffusée sur Radio Fréquence 4 Bordeaux... qui disparaît à son tour. Après quelques années plus calmes, il a depuis quatre ans repris du service sur O2 Radio (91.3 FM), dont il est membre du Conseil d'administration : on peut l'entendre tous les samedis de 12 h à 15 h. Mais l'essentiel de son temps libre, il le consacre à sa propre radio sur internet (http://olympica-latina.com, créée en partenariat avec O2 radio), qui diffuse depuis quelques mois en continu 24 h sur 24 de la musique latine, avec des flashs d'information en espagnol. « J'ai investi dans un serveur, des disques durs externes, une table de mixage. Je mets à jour ma playlist (plusieurs centaines de titres) toutes les semaines. Un travail énorme pour sélectionner les titres, les convertir en fichier MP3... ».

 
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